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ConsultantePrescriptiondes métiers d’art – MDMA

Ambassadrice dédiée à la valorisation des métiers d’art et à la transmission des savoir-faire. Sandra propose aujourd’hui son expertise en stratégie de développement commercial, marketing et stratégie de communication pour accompagner des artisans, des groupements d’artisans, des marques et des maisons de luxe. Mais aussi son expertise en prescription pour les projets architecturaux et décoratifs, rôle intermédiaire entre les donneurs d’ordres et les artisans d’art, suivi de projets.

Votre état d’esprit du jour ?

Le confinement s’est bien passé, je l’ai bien vécu, car, étant indépendante, j’étais déjà en télétravail. Le déconfinement est plus difficile pour moi, car c’est vraiment agréable de travailler depuis la maison et la reprise du rythme est assez intense. Si je dois parler de mon mood actuel, je dirais que je me sens assez battante, car j’ai beaucoup de beaux projets en cours, et j’ai envie de prendre plein d’initiative pour les réaliser.

En quoi consiste votre métier ?

J’ai fondé m.d.m.a dans le but de valoriser et promouvoir les métiers d’art. Mon métier consiste à conseiller et accompagner différents acteurs du secteurs du design, de la décoration, du bâtiment sur des questions de développement, de marketing. Une autre partie de mon activité est de promouvoir certains savoir-faire, très qualitatifs, auprès d’architectes et maisons de luxe.

Votre métier actuel, évidence ou reconversion ?

C’est à la fois, une évidence et un prolongement des missions que j’ai fait auparavant. J’aime beaucoup l’opérationnel, beaucoup le conseil en développement. J’aime valoriser les savoirs faire auprès d’un plus grand public. Et j’ai une vraie volonté de mener des actions culturelles.

Quelles sont les valeurs qui vous plaisent dans ce métier ?

Comme c’est ma propre activité, les valeurs sont très liées avec moi. La coopération est une valeur fondamentale, je suis une personne de réseau notamment car, j’ai toujours eu beaucoup de personnes autour de moi, j’aime mutualiser des moyens et des énergies pour mener à bien des projets. Aussi, je pense à la transmission car, j’aime valoriser les savoirs faire, donner du temps pour partager mes compétences et mon savoir avec les autres. Même avec les clients, bien que je sois dans le conseil, si je peux donner des astuces pour faciliter les méthodes de travail, je les partage avec eux sans hésiter.

Vos sources d’inspirations ?

Très compliqué comme question… mais je dirais mon quotidien et tout ce que je fais. C’est aussi bien la ville que les grands espaces, les gens que je rencontre et ce qu’ils font. J’ai une forte appétence pour la culture dans sa globalité. Étant franco italienne, j’ai tout ce qu’il faut en terme d’art, de culture, de gastronomie (rires). Le concret m’inspire. Par exemple, il m’arrive d’aller aux portes ouvertes des écoles d’art pour voir ce que seront les propositions de demain. Ce qui m’inspire le plus, je dirais donc les rencontres et le partage.

Votre projet le plus fou ?

Je n’avais pas forcément réfléchi à un projet passé, mais je pense à un projet fou qui a échoué, mais qui a provoqué ce que je fais aujourd’hui. J’avais pour projet de reprendre le dernier atelier de batteurs d’or. Pour cela, il fallait déposer un dossier de reprise, mais malheureusement notre dossier n’a pas été choisi. C’est donc un savoir faire qui a disparu sur la carte de France. C’était un projet fou qui comportait le fait de devenir chef d’entreprise associé, avec une ambition dingue de faire vivre un savoir-faire qui à plusieurs centaines d’années. La frustration de ne pas avoir réussi, c’est vraiment ce qui a déclenché chez moi la nécessité de valoriser les métiers d’art. J’ai donc voulu faire de cette frustration, quelque chose de positif. Et le projet le plus fou dans le futur, ça serait de construire un réseau des tiers lieux, plein de petits m.d.m.a partout, de faire un lieu inter- culturel et intergénérationel pour fédérer tous les âges pour favoriser la transmission. La difficulté de ces métiers, c’est vraiment de ne pas s’enfermer dans la tradition et on remarque que les artisans d’aujourd’hui s’ouvrent à d’autres domaines pour redécouvrir leur métier. Ça serait des lieux ouverts où chacun pourrait échanger librement, qui permettrait de recréer du lien avec l’artisanat, même au niveau des territoires ruraux, parfois oubliés.

La raison d’être de Felicita est de «Permettre à tous d’être chez Soi pour être Soi », comment cela raisonne en vous & à travers votre métier ?

Mon rôle est de mettre en lien les personnes qui ont un savoir ou un savoir-faire de la manière la plus pertinente avec des personnes qui ont un besoin. De cette manière, j’essaie de croiser des compétences et des personnes, pour que chacun se réalise dans la rencontre à l’autre et la réalisation de projet en commun. J’ai la sincère volonté de promouvoir les métiers d’art auprès des nouvelles générations pour leur ouvrir le champ des possibles. Pour qu’elles puissent se réaliser dans des métiers créatifs, manuels, d’excellence si elles le souhaitent !

Photo 2 : Matière métallique d’Alissa Nienke, émaux de Briare à l’église Saint-Etienne Photo 3 : Broderie de Clémentine Brandiba

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GWILEN a pour objectif de transformer les sédiments marins pour en faire des matériaux pour le design et l’architecture.
Gwilen est le nom du plus long fleuve breton, la Vilaine, le long de laquelle a grandi Yann le fondateur du projet.

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